Comment j’ai (presque) arrêté de procrastiner : la méthode Kaizen ou des « petits pas »

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Hello !

J’espère que vous allez bien ! Aujourd’hui, je voudrais vous parler de la voie ou de la méthode Kaizen, un terme japonais qui veut littéralement dire « changement bon » mais que l’on pourrait traduire comme « petits pas » ou « amélioration continue ». J’ai découvert ce concept il y a quelques années dans le magazine Flow (un magazine que je vous conseille vraiment vraiment) et, bien que sceptique au début, il fait maintenant totalement partie de ma vie. En ces temps de rentrée, j’avais donc envie de partager mon expérience avec vous !

Quand on n’arrive pas à s’y mettre (ou « la procrastination »)

Clairement, je suis, depuis toujours, super impatiente et j’ai toujours aimé changer tout radicalement. Que ce soit pour mon style vestimentaire, ma coiffure (oui oui, je suis du style à me couper la frange un mardi à 23h parce que « j’en ai marre de ma tête » tout simplement) ou la place des meubles dans l’appartement un dimanche matin…
Pourtant, il y avait des domaines dans lesquels ça ne marchait pas du tout : faire du sport (haha #aquagymunefoisparan), tout cuisiner moi-même (deuxième blague… heureusement qu’il y a mon conjoint !), me coucher plus tôt… Comme si mon esprit contradictoire décrétait quelque chose en mode « bonne résolution » et refusait ensuite de le mettre en place. Mélange de flemme, de procrastination, de peur, de fatigue, d’inertie… au final je lâchais tout avant d’avoir commencé. Mais pourquoiiiii ???

Arrêter de tout ANTICIPER, ÊTRE DANS LE PRÉSENT

Après de longues réflexions, je me suis rendue compte que c’est parce que j’anticipais toutes les actions à venir pour aboutir à l’action en question. Parce qu’on est bien gentil là à dire, je vais « faire du sport ». Mais en vrai, c’est plutôt, je vais : préparer mes affaires, me rendre à la salle de sport, changer de tenue, faire le sport en lui-même, me doucher, me rhabiller, rentrer chez moi, mettre mes affaires à laver… et enchainer sur le reste des tâches du soir ! Résultat : chaque action était comme une mini-montagne qui me demandait tellement d’énergie, que j’étais épuisée avant même d’avoir commencé.
Comme quand j’ai voulu lancer ma boutique. Clairement, ça me paraissait infaisable : se renseigner sur les statuts, faire les démarches administratives, comparer les plateformes de vente en ligne, trouver quels produits vendre, élaborer des collections, bien définir les prix, estimer le coût des livraisons en fonction des pays, rédiger des conditions de vente… Tout me paraissait être une montagne, ou plutôt un parcours du combattant ^^
Je voyais déjà la succession de choses à faire arriver en bloc et me dire « Vas-y, il y a 100 trucs à faire, je t’attends ». Alors que j’aurais dû être dans le présent : « just do it » comme dit Nike, et pas « pense à tout ce qui t’attend et toutes les tâches que tu vas devoir réaliser d’un seul coup » ^^.

Gravir la montagne DOUCEMENT par une succession de petits pas

Les mois ont passé et je n’ai pas avancé du tout sur ma boutique. Ce que j’avais lu sur le Kaizen ou les « petits pas » m’est alors revenu en mémoire, et je me suis rendue compte de ce que j’aurais pu accomplir si j’en avais fait un peu chaque jour. Un peu comme si j’étais restée les ongles nus par flemme de vernir mes ongles, alors que si j’avais verni ne serait-ce qu’un ongle chaque jour, j’aurais au final du vernis partout (oui, après être certes passée pour une jeune fille très fantaisiste pendant 10 jours ^^).
Par exemple, ça marche assez bien pour le rangement : plutôt que de ne rien faire pour le linge pendant un mois parce que le tas accumulé dans l’armoire ou sur le séchoir démotive clairement, ça devient à la fin du mois finalement plus rentable d’avoir rangé un vêtement par jour (alors qu’on en convient, c’était une pauvre action quand même). Car la succession de petites actions insignifiantes finit par faire le beau résultat qu’on attendait. Et 0,001 c’est toujours mieux que 0.
Du coup, pour ma boutique, j’ai fait une petite action chaque jour (nom de la boutique, recherche du statut, photo d’un produit, descriptif d’une fiche…) et finalement, en novembre dernier, j’ai pu enfin l’ouvrir ! 😉 Maintenant, avec du recul, je me rends compte de toute l’énergie que j’ai dû déployer, mais franchement sur le coup, j’y suis allée vraiment tranquillement. Le plus dur a finalement été de s’y mettre, de commencer le premier pas.

Commencer par une action ridiculement facile pour amorcer le processus 

Sortir de l’inertie et se mettre en mouvement… c’est bien le truc qui demande le plus d’énergie. Et en même temps, ce premier pas c’est 90 % du boulot, parce qu’après le processus est amorcé.
Pour ma boutique, alors que je n’arrêtais pas de repousser, tout à commencé par ce premier pas : aller sur le site internet d’Etsy. Une fois que je suis allée sur le site, j’ai finalement enchainé les petits pas sans m’en rendre compte. J’ai cliqué sur « Vendre sur Etsy », je me suis laissée guider et j’ai bien mis 2 mois à remplir toutes les étapes du processus.
C’est là où j’ai vraiment compris que tant que je rechignais ou je me trouvais une bonne excuse, c’était que la tâche n’était pas assez petite, et qu’il fallait chercher une tâche encore plus petite, une action ridiculement facile. La flemme de sortir ? Mettre ses chaussures. Pas la motivation de cuisiner ? Juste aller dans la cuisine. Saoulé.e de devoir écrire un mémoire ? Simplement ouvrir Word. Une fois qu’on y est, bah justement, on y est ! Et on enchaine.
Par exemple, quand je sais que je dois finir un article pour le blog et que je préfère faire défiler Pinterest à la place ^^, je m’assois devant l’ordinateur. Juste ça. Et bien sûr, comme je suis devant, je l’allume et puis je finis par m’y mettre. Mais parfois, je n’ai vraiment pas envie, donc je passe à autre chose et ce n’est pas grave non plus 😉
Et finalement, je me suis rendue compte que c’était valable pour plein de choses : juste prendre un crayon, ouvrir la housse de sa guitare, sortir son appareil photo, mettre ses baskets, ouvrir un fichier, allumer son ordinateur… Tout ce qu’il faut faire, c’est de trouver le petit pas le plus insignifiant, qui demande le moins d’énergie, sans penser à toutes les actions qui en découleront.

Et en plus, avoir commencé, c’est déjà avoir fait quelque chose ! Ça permet donc de se redonner confiance et de se féliciter, que du positif pour soi en bref 😉

Et vous, c’est quoi le projet que vous laissez trainer par flemme ? Quel sera votre premier petit pas ?
Dites-moi ça en commentaire, sur la page Facebook de Dessine-moi une licorne ou sur Instagram (avec le #dessinemoiunelicorne 😉)

Je vous dis à jeudi pour les « Happy news » #3 du blog (déjà !!! ^^)
Si ce n’est déjà fait, n’hésitez pas à vous abonner à la newsletter ici 🙂
Très bonne soirée !
Allison

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