Comment je réalise une illustration

Hello !

Vous allez bien ? Aujourd’hui, je vous ai préparé un petit article un peu spécial. J’ai eu de nombreuses demandes concernant la façon dont je réalisais mes illustrations, quel matériel j’utilisais, comment je construisais une illustration, par quelles étapes je passais… Alors je me suis dit que je pourrais tout vous détailler et aussi vous montrer 2 petits gifs qui sont plus explicites que mes longues descriptions 😉

Je précise, comme je vais citer quelques noms de marques, qu’il ne s’agit pas du tout d’un article sponsorisé.

Les illustrations à l’aquarelle

Pour les illustrations à l’aquarelle :
Je dessine mon croquis : j’utilise un critérium sur une feuille de bristol (parce que je préfère avoir une texture plus lisse, même si ce n’est pas trop fait pour l’aquarelle) et je le retravaille jusqu’à obtenir mon dessin final
• Si je veux des contours, je repasse mon croquis au stylo bic noir (celui avec le manche orange).
Si je n’en veux pas, je repasse mon croquis sur une autre feuille à l’aide de ma table lumineuse avec un crayon de couleur jaune (c’est le cas dans le gif ci-dessous)
Je peins toutes les zones à l’aquarelle : j’utilise globalement des pinceaux que j’ai accumulés au fil des ans, le « 803 » n°4 de Raphaël (qui retient bien l’eau et est très agréable à utiliser autant pour les petites zones que les grandes zones) et un pinceau n°1 pour les petits détails
En peinture, j’utilise les aquarelles Sennelier dont j’adore le rendu et la brillance, parfois des encres d’aquarelle, et parfois de l’acrylique ou de la gouache selon l’opacité que j’ai envie d’obtenir.
Je travaille globalement avec peu d’eau, je préfère les couleurs soutenues aux lavis.
Et je n’attends pas que les couleurs sèchent une par une, parce que je suis très très peu patiente (pour ne pas dire pas du tout ^^).
• Une fois tout le dessin sec, je retravaille certaines zones avec des crayons de couleur : j’utilise des crayons de couleur basiques accumulés eux aussi au fil des ans et des Prismacolor
Je scanne le dessin en haute résolution, je l’ouvre dans Gimp et m’arme de ma tablette graphique Wacom 😉
• Si l’illustration n’avait pas de fond (comme ce que je faisais dans mes dernières illustrations), j’élimine le fond blanc qui n’est plus très blanc après avoir été scanné, en utilisant les niveaux, la baguette magique ou le calque en « multiplier », selon le type de dessin et ce que je souhaite obtenir
• Je retravaille les zones qui ne me conviennent pas (ça peut aller d’une zone où l’aquarelle à débordé, à carrément un bras à rajouter comme dans la scène 4 du conte « La princesse au petit pois » mais saurez-vous deviner lequel a été ajouté ?? ^^), je travaille les contrastes, la luminosité et la saturation, et je peux aussi carrément changer la couleur d’une zone
• Si besoin, j’ajoute les ombres (avant je faisais des ombres marron transparentes, maintenant je fais des ombres parme et je mets le calque en « multiplier »)
• Je créé le fond de l’illustration numériquement, en utilisant des calques pour les différents éléments, et la brosse et l’aérosol comme outils globalement

Et ta daa ! Voilà le gif qui vous montre un peu le processus en accéléré sur une vieille illustration que je n’ai finalement jamais postée ici (maintenant c’est fait 😉

Les illustrations numériques

Les illustrations numériques, digitales, ou complètement faites sur ordinateur donc. Vous allez voir, il y a beaucoup moins d’étapes (mais pas beaucoup moins de temps pour autant ^^) :
J’ouvre Gimp et prends ma tablette graphique Wacom
Je dessine mon croquis sur un calque transparent en utilisant l’outil calligraphie que j’ai pré-réglé et je passe ce calque en transparence pour ensuite voir à travers mon croquis
• Ensuite, je crée plusieurs calques : contours (si je veux des contours ^^), couleurs, détails et ombres
Quand j’ai beaucoup d’éléments, je peux faire des calques pour chacun des éléments pour pouvoir les bouger en cours (ce qui est le cas dans le gif ci-dessous)
• Si je veux faire des contours, je redessine mon croquis bien au propre avec l’outil calligraphie pré-réglé pour obtenir le dessin final
Si je n’en veux pas, je commence directement à faire les zones de couleur, avec le lasso, l’outil remplissage ou la brosse selon le rendu que je veux obtenir
Je fais ensuite les détails avec l’outil calligraphie (que j’ai pré-réglé avec des réglages spécifiques qui me plaisent) ou aérosol
J’ajoute les ombres (comme expliqué au-dessus, avant je faisais des ombres marron transparentes, maintenant je fais des ombres parme et je fais « multiplier » le calque)
• Je peux aussi au cours du processus, retravailler les zones qui ne me conviennent pas, les contrastes, la luminosité, la saturation, la transparence, la couleur ou la place des éléments

Et voilà le tout illustré dans le gif ci-dessous :

Voilà, est-ce que ça vous a intéressé.e.s que je vous raconte tout ça !? Si vous souhaiteriez d’autres articles dans ce genre ?
Dites-moi ça en commentaire, sur la page Facebook de Dessine-moi une licorne ou sur Instagram (avec le #dessinemoiunelicorne 😉)

Je vous souhaite une très bonne soirée à tout.e.s  ! 🙂
Allison

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